
Inspiration : conférence d’Albert Moukheiber sur l’impact des réseaux sociaux sur notre psyché - santé mentale.
Ironie du sort : je suis arrivée en retard car, sûrement trop happée par mon portable, j’ai pris le métro dans la mauvaise direction…
La conférence était très riche et scientifiquement documentée, ce que j’ai fortement apprécié.
Je retiens les 4 idées principales suivantes :
Les réseaux ne créent pas nos dérives, ils sont le miroir de nos manques : attention, lien, reconnaissance, sens.
Les blâmer, c’est ignorer que notre organisation sociale passe désormais par eux pour tout — un peu comme l’électricité : s’en priver, c’est s’exclure et ça constitue un « désavantage massif ». La responsabilité n’est donc pas qu’individuelle.
On ne parle pas vraiment d’addiction, mais de sur-usage.
Le mot “addiction” est exagéré et pas exact cliniquement.
Notre cerveau n’est pas accro aux likes — il est programmé pour le lien social.
On regarde les autres car on est des « animaux sociaux » qui aimons le lien, et c’est donc normal d’aimer leur utilisation.
Le vrai défi, ce n’est pas la dopamine : c’est notre incapacité à être inattentif.
Les impacts existent, mais ils sont nuancés.
Il y a des effets négatifs clairs (santé mentale, estime de soi, sédentarité, harcèlement).
Mais aussi des bénéfices réels : communautés, entraide, visibilité des minorités, lien pour les personnes isolées.
Le problème n’est pas la quantité de temps passée, mais la qualité de ce qu’on y fait.
Le vrai sujet, c’est le design et le pouvoir des plateformes.
Les algorithmes, les “dark patterns” et le contenu infini sont des choix de design faits au détriment de notre attention.
Les réseaux constituent un environnement malheureusement non régulé qui influencent nos comportements.
->>> La question n’est pas “faut-il les quitter ?” mais “comment reprendre le contrôle ?”
Merci MK2 & Albert Moukheiber pour ces conférences passionnantes (et drôles) .